<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-3638806448742967796</id><updated>2011-08-01T11:33:50.733-04:00</updated><title type='text'>Au fil des marées entre Montréal et les Grandes-Bergeronnes</title><subtitle type='html'>Expédition en kayak de mer effectuée du 2 au 16 mai 2008 entre Montréal et les Grandes-Bergeronnes par Loeiz Patte et Philippe Toussaint</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://aufildesmarees.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3638806448742967796/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aufildesmarees.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Philippe Toussaint</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09937315531207292091</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>2</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3638806448742967796.post-8277651979085627138</id><published>2008-05-30T10:23:00.000-04:00</published><updated>2008-06-08T13:41:31.005-04:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;strong&gt;Pagayer au rythme des marées&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Récit d’un périple en kayak de mer de Montréal jusqu’aux Bergeronnes par Loeiz Patte et Philippe Toussaint du 2 au 16 mai 2008&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5206194722228649954" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_YhMbQ2wYQzo/SEAehCnzv-I/AAAAAAAAAEk/CZ-xJp17RB0/s400/06+-+Pointe+St-Vallier,+7+mai+2008+(Photo+Loeiz+Patte).jpg" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Texte par : Philippe Toussaint, mai 2008&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Photos par : Loeiz Patte et Philippe Toussaint&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;strong&gt;L&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;a première fois que l’idée a effleuré notre esprit, c’était en février dernier, alors qu’un épais manteau blanc recouvrait le paysage québécois. Le projet : parcourir le fleuve St-Laurent, icône du paysage québécois, de Montréal jusqu’aux Bergeronnes, un peu en aval de la rivière Saguenay. Total du parcours : environ 500 kilomètres. Comme première sortie de l’année, nous aurions pu trouver plus simple : naviguer sur ces eaux glaciales, en mai de surcroît, alors que vents et marées sont à leur apogée? Pour nous, le choix était pourtant tout naturel : tel un pèlerinage, nous allions suivre l’eau de fonte des neiges coulant doucement vers l’océan, accompagnant du même coup les oies blanches dans leur migration. Quelle excellente manière de saluer l’arrivée de la saison estivale! &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;D&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;ébut avril : les bases de l’expédition étant jetées, tout reste maintenant à faire. À commencer par la planification, car celle-ci représente le cœur d’une expédition réussie. Il faut penser à tout, et déjà, certains choix s’imposent, espace oblige. Côté nourriture, question de réduire le volume au maximum, nous optons pour faire un ravitaillement à mi-parcours, c’est-à-dire à St-Jean-Port-Joli, à la résidence de mes parents. Nous utiliserons le feu autant que possible pour cuisiner et n’emportons donc que quatre litres de combustible (naphte) avec nous. Et sur un cours d’eau habité comme le St-Laurent, une contrainte supplémentaire s’impose : l’eau potable. Il est hors de question pour nous de boire l’eau du fleuve ou des cours d’eau environnants. Nous pourrons bien sûr nous ravitailler chez les riverains en cours de route, mais pour réduire les arrêts "obligés" au maximum, nous en transporterons dix litres chacun. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;strong&gt;C&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;’est ainsi que nous nous retrouvons, par ce bel après-midi ensoleillé du 2 mai 2008, dans le parc de Belle-Rive, dans l’est de l’île de Montréal, prêts pour le départ. Tout au fond de ce beau parc riverain se trouve une petite plage facilement accessible et idéale pour la mise à l’eau. Lorsque nous commençons à y étaler notre cargaison, nos deux kayaks (un Capella de P&amp;amp;H et un Baffin de Boréal Design) paraissent bien petits au beau milieu de tout cela. Presque par miracle, nous parvenons tant bien que mal à tout charger sans rien laisser derrière. Comme quoi au point de vue du rangement, un kayak de mer, c’est comme un trou sans fond! C’est finalement vers le milieu de l’après-midi que nous levons l’ancre, sous le regard de quelques curieux. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://bp2.blogger.com/_YhMbQ2wYQzo/SEwO6VUfugI/AAAAAAAAAEs/OQUKu2HTMA4/s1600-h/01+-+Vol%C3%A9e+de+go%C3%A9lands,+Iles+de+Sorel,+3+mai+2008+(Photo+Philippe+Toussaint).JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5209555264279132674" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_YhMbQ2wYQzo/SEwO6VUfugI/AAAAAAAAAEs/OQUKu2HTMA4/s400/01+-+Vol%C3%A9e+de+go%C3%A9lands,+Iles+de+Sorel,+3+mai+2008+(Photo+Philippe+Toussaint).JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;strong&gt;N&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;ous profitons des deux premières journées de notre périple pour trouver notre rythme et apprivoiser notre embarcation. Sur cette section, nous empruntons la voie maritime et croisons au passage plusieurs navires chargés de montagnes de conteneurs. Quelle sensation que de pagayer si près de ces monstres trans-océaniques! Au fur et à mesure que nous avançons, notre rythme s’accélère, ce qui fait que nous passons de 22 petits kilomètres parcourus la première journée à plus de cinquante la seconde, atteignant Sorel au passage. Le coup d’oeil du large nous permet de constater l’ampleur industrielle de cette ville assez méconnue des Québécois (probablement dû à son éloignement de l’autoroute 20). Nous apprécions l’opportunité (obligés que nous sommes pour une fois) d’observer ces paysages que l’on dirait tout droit sortis de la révolution industrielle! Mais juste au-dessus de nous, les hordes d’oies blanches qui nous survolent nous rappellent que là, pas si loin devant nous, un milieu beaucoup plus naturel nous attend. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://bp0.blogger.com/_YhMbQ2wYQzo/SEwQBiqQmEI/AAAAAAAAAE8/kVOp2gCy4qg/s1600-h/03+-Coucher+de+soleil,+avec+Pont+Laviolette+au+loin,+Nicolet,+4+mai+2008+(Photo+Philippe+Toussaint).JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5209556487630788674" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_YhMbQ2wYQzo/SEwQBiqQmEI/AAAAAAAAAE8/kVOp2gCy4qg/s400/03+-Coucher+de+soleil,+avec+Pont+Laviolette+au+loin,+Nicolet,+4+mai+2008+(Photo+Philippe+Toussaint).JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;V&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;ient ensuite la traversée du fameux Lac St-Pierre, entre Sorel et Trois-Rivières, sous la pluie, le vent et le brouillard : cette étape se révèlera une des grandes épreuves de notre voyage. En ce printemps 2008, les berges du lac sont inondées, ce qui élimine pratiquement toute possibilité d’un arrêt sur la terre ferme, élément salutaire pour les jambes de tout kayakiste. Le paysage est surréaliste, saisissant : nous pagayons au-dessus des routes, à travers les chalets noyés par le lac et les maisons mobile&lt;a href="http://bp3.blogger.com/_YhMbQ2wYQzo/SEAPFinzvvI/AAAAAAAAACs/U4fED65biSo/s1600-h/03+-Coucher+de+soleil,+avec+Pont+Laviolette+au+loin,+Nicolet,+4+mai+2008+(Photo+Philippe+Toussaint).JPG"&gt;&lt;/a&gt;s devenues maisons flottantes l’instant d’une crue, puis accostons finalement à la galerie d’un chalet pour prendre une pause bien méritée. Plus tard, à la recherche d’un lopin de terre émergeant de l’eau pour casser la croûte, nous pagayons à travers les arbres et les champs de maïs envahis par les eaux du lac, mais en vain : nous décidons de manger à bord de nos kayaks, au beau milieu d’une érablière inondée, entourés de chaudières d’eau d’érable. Nul doute que cette vision pour le moins inhabituelle restera gravée dans nos mémoires! &lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://bp2.blogger.com/_YhMbQ2wYQzo/SEwQBHxYOVI/AAAAAAAAAE0/JO1Rz0Q7nb4/s1600-h/02+-+Pont+Laviolette+au+loin,+Nicolet,+4+mai+2008+(Photo+Loeiz+Patte).JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5209556480412891474" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_YhMbQ2wYQzo/SEwQBHxYOVI/AAAAAAAAAE0/JO1Rz0Q7nb4/s400/02+-+Pont+Laviolette+au+loin,+Nicolet,+4+mai+2008+(Photo+Loeiz+Patte).JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;strong&gt;À&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; partir de Trois-Rivières, le paysage change et les basses-terres font place à un relief plus prononcé. Notre rythme est devenu très rapide, et pour cause : l’effet des marées débute à cet endroit, et nous en profitons au maximum en partant avec la marée baissante le matin et en arrêtant lorsqu’elle recommence à monter. Enfin, de l&lt;a href="http://bp0.blogger.com/_YhMbQ2wYQzo/SEAS0ynzv7I/AAAAAAAAAEM/C8AtSd4mYcc/s1600-h/09+-+Des+saucisses+grillÃ©es+sur+le+feu+au+menu,+14+mai+2008+(Photo+Philippe+Toussaint).JPG"&gt;&lt;/a&gt;a vraie navigation! Le nouveau défi est de trouver un campement adéquat, à l’abri des marées. Rien n’est prévu d’avance, ce qui ajoute à l’aventure! Nous l’apprenons d’ailleurs à nos dépends peu de temps après. Confortablement installés pour la nuit sur une superbe plage près de Deschaillons, nous nous voyons forcés par une marée plus intense que prévue de déménager nos pénates en catastrophe sur le haut d’une falaise. Leçon retenue : ne jamais sous-estimer les grandes marées du printemps! &lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://bp3.blogger.com/_YhMbQ2wYQzo/SEwRW6IS-YI/AAAAAAAAAFE/7axo5gKtjqo/s1600-h/09+-+Des+saucisses+grill%C3%A9es+sur+le+feu+au+menu,+14+mai+2008+(Photo+Philippe+Toussaint).JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5209557954219669890" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_YhMbQ2wYQzo/SEwRW6IS-YI/AAAAAAAAAFE/7axo5gKtjqo/s400/09+-+Des+saucisses+grill%C3%A9es+sur+le+feu+au+menu,+14+mai+2008+(Photo+Philippe+Toussaint).JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://bp2.blogger.com/_YhMbQ2wYQzo/SEAPMSnzvwI/AAAAAAAAAC0/FZfXCD1b1fI/s1600-h/04+-+Petite+douche+sous+une+chute,+Portneuf,+7+mai+2008+(Photo+Philippe+Toussaint).JPG"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;strong&gt;L&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;es régions de Lotbinière et de Portneuf abritent certains des plus beaux villages du Québec, et nous profitons de notre situation privilégiée au centre du fleuve pour observer les deux rives simultanément. Déjà, au loin, nous apercevons le Pont de Québec, qui constitue pour nous une source de motivation appréciable. On nous avait parlé de rapides juste après le Pont de Québec, mais nous n’y croyions pas vraiment…à tort! Le fleuve rétrécit beaucoup à cet endroit, ce qui crée un courant vif, si bien que nous nous retrouvons, bien malgré nous, à surfer sur les petites vagues juste après le pont. Et tout ça chargés comme des mules…ouf! Pour nous remettre de nos émotions, nous dînons sur la superbe pointe de Lévis, face au Château Frontenac, tout en jasant avec les passants sur la piste cyclable juste derrière. C’est ce qui est agréable de pagayer sur le fleuve : on peut passer 3 jours à dormir dans des endroits sauvages, sans croiser personne, puis quand on le désire, on entre un peu dans la civilisation et on socialise. Le meilleur des deux mondes quoi! &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://bp2.blogger.com/_YhMbQ2wYQzo/SEwTPwJlKlI/AAAAAAAAAFU/Fxi3nL-NNZU/s1600-h/05+-+Pointe+de+L%C3%A9vis,+7+mai+2008+(Photo+Loeiz+Patte).JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5209560030304873042" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_YhMbQ2wYQzo/SEwTPwJlKlI/AAAAAAAAAFU/Fxi3nL-NNZU/s400/05+-+Pointe+de+L%C3%A9vis,+7+mai+2008+(Photo+Loeiz+Patte).JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;strong&gt;S&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;ur la Côte-sud, entre Québec et St-Jean-Port-Joli, les choses se compliquent un peu. La pluie, les forts vents de dos et de côté, puis les battures et les baies peu profondes et boueuses nous donnent du fil a retordre : dans la baie de Montmagny, nous pagayons à au moins 3 kilomètres du rivage et pourtant, il n’y a qu’une trentaine de centimètres d’eau sous notre kayak. Au moins, nos amies les oies blanches nous suivent toujours, comme pour nous encourager (c’est ce que nous voulons bien croire à tout le moins!). Et puis, au large, une myriade d’îles agrémente le paysage : la Grosse Ile, l’île aux Grues, pour n’en nommer que quelques unes. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://bp0.blogger.com/_YhMbQ2wYQzo/SEwRXR0drbI/AAAAAAAAAFM/I0DNJ92YXP0/s1600-h/04+-+Petite+douche+sous+une+chute,+Portneuf,+7+mai+2008+(Photo+Philippe+Toussaint).JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5209557960578936242" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_YhMbQ2wYQzo/SEwRXR0drbI/AAAAAAAAAFM/I0DNJ92YXP0/s400/04+-+Petite+douche+sous+une+chute,+Portneuf,+7+mai+2008+(Photo+Philippe+Toussaint).JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;strong&gt;F&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;inalement, nous arrivons à St-Jean-Port-Joli, notre étape de " mi-parcours psychologique ", en fin de matinée le huitième jour, et le beau temps est de retour pour nous y accueillir. Nous y passons une journée et demie de repos bien mérité, durant lesquelles nous en profitons pour refaire des provisions, effectuer quelques petites réparations, et bien sûr relaxer! Nous prenons bien soin par contre de ne pas dormir au chaud, question de ne pas trop prendre goût au confort! &lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://bp2.blogger.com/_YhMbQ2wYQzo/SEwTSd5H6gI/AAAAAAAAAFk/gJ15cCQRCiE/s1600-h/07+-+Repos+pr%C3%A8s+du+feu+de+camp,+Pointe+St-Vallier,+7+mai+2008+(Photo+Loeiz+Patte).jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5209560076943616514" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_YhMbQ2wYQzo/SEwTSd5H6gI/AAAAAAAAAFk/gJ15cCQRCiE/s400/07+-+Repos+pr%C3%A8s+du+feu+de+camp,+Pointe+St-Vallier,+7+mai+2008+(Photo+Loeiz+Patte).jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;strong&gt;N&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;ous avions prévu traverser le fleuve à partir de St-Jean-Port-Joli vers Cap-Aux-Oies, sur la rive nord du St-Laurent, mais deux jours de grands vents (30 à 40 Km/h du nord-est) nous y font renoncer. Question de temps mais surtout de sécurité (on ne précipite pas une traversée du fleuve d’une trentaine de kilomètres), nous optons pour transporter notre matériel par la route (avec l’aide de mon père) jusqu’à Cap-Aux-Oies, d’où nous poursuivrons notre chemin. &lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://bp2.blogger.com/_YhMbQ2wYQzo/SEwXEqwWGiI/AAAAAAAAAGM/BzqHIjKrQxc/s1600-h/13+-+Souper+sous+la+b%C3%A2che,+Pointe+Sauvage,+Petites+Bergeronnes,+15+mai+2008+(Photo+Loeiz+Patte).jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5209564237924801058" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_YhMbQ2wYQzo/SEwXEqwWGiI/AAAAAAAAAGM/BzqHIjKrQxc/s400/13+-+Souper+sous+la+b%C3%A2che,+Pointe+Sauvage,+Petites+Bergeronnes,+15+mai+2008+(Photo+Loeiz+Patte).jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;strong&gt;C&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;ôté navigation, nous avons vite fait de réaliser que la rive nord du St-Laurent est bien différente de la rive sud. L’eau est plus froide, plus profonde, et les vagues sont plus grosses. Mais surtout, si, entre Montréal et Québec, le courant est pratiquement linéaire, ici, les courants sont si complexes qu’ils ressemblent plutôt à une toile d’araignée. Voilà pourquoi nous avons prévu des journées beaucoup moins chargées pour cette seconde portion du périple. Sage décision : notre première journée dans Charlevoix, " égayée " de vents du nord-est de 30 à 50 Km/h, se solde par une distance de seulement 15 kilomètres parcourus entre Cap-Aux-Oies et Cap Sain, juste avant Pointe-Au-Pic. Dure journée! Certaines endroits s’avèrent tout simplement infranchissables, vu les vagues croisées de 1 à 2 mètres qui y persistent. Petit moment de réjouissances au milieu de toutes ces difficultés : Noël, un pêcheur de caplan très sympathique, transporte nos kayaks à l’aide de son véhicule tout-terrain de l’autre côté d’une pointe périlleuse (Pointe du Père), nous permettant ainsi de poursuivre notre route. Une belle rencontre qui nous redonne de l’énergie! &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://bp1.blogger.com/_YhMbQ2wYQzo/SEwXBpHt9TI/AAAAAAAAAFs/DO62ycLIk_4/s1600-h/08+-+Anse+des+B%C3%A2timents,+13+mai+2008+(Photo+Philippe+Toussaint).JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5209564185946354994" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_YhMbQ2wYQzo/SEwXBpHt9TI/AAAAAAAAAFs/DO62ycLIk_4/s400/08+-+Anse+des+B%C3%A2timents,+13+mai+2008+(Photo+Philippe+Toussaint).JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt; &lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;L&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;e lendemain matin, nous sommes debout aux aurores pour écouter le radio météo, inséparable compagnon du navigateur. Le bon samaritain est passé : pour la première fois en cinq jours, les prévisions font état de vents faibles. Motivés à bloc, nous nous offrons une journée d’une cinquantaine de kilomètres, admirant au passage les paysages de Port-Au-Saumon et Port-Au-Persil, véritables icônes de Charlevoix. Le clou incontestable de la journée (et peut-être du voyage en entier) reste cependant cette traversée de Pointe-Au-Pic à Cap-à-L’Aigle. Pendant plus d’une heure, un groupe d’une vingtaine de bélugas nous escorte, faisant fréquemment surface à quelques mètres de nos kayaks. Deux veaux (petits bélugas), plus téméraires que leurs aînés, se paient même le luxe de venir flirter avec la poupe de nos kayaks, comme pour jouer avec nous : quelle expérience inoubliable! Ce soir-là, nous élisons domicile dans un endroit accessible uniquement par l’eau mais qui vaut le détour : la magnifique Anse Au Bâtiment, un peu après Saint-Siméon. Nous savourons les derniers instants de cette journée en cuisinant sur le feu de camp. Un mystère persiste cependant: mais où se trouve donc ce fameux bâtiment? &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://bp0.blogger.com/_YhMbQ2wYQzo/SEwXDlcELvI/AAAAAAAAAGE/Vsfgmeuicl4/s1600-h/12+-+Le+calme+apr%C3%A8s+la+temp%C3%AAte,+Pointe+Sauvage,+Petites+Bergerronnes,+15+mai+2008+(Photo+Philippe+Toussaint).JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5209564219317694194" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_YhMbQ2wYQzo/SEwXDlcELvI/AAAAAAAAAGE/Vsfgmeuicl4/s400/12+-+Le+calme+apr%C3%A8s+la+temp%C3%AAte,+Pointe+Sauvage,+Petites+Bergerronnes,+15+mai+2008+(Photo+Philippe+Toussaint).JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;strong&gt;L&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;e voyage va bon train et l’imminence du Saguenay amène avec elle une diversité faunique impressionnante : petits pingouins, phoques (gris et communs) et bélugas ont remplacé les oies blanches, qui semblent préférer les faibles profondeurs de la rive sud pour se nourrir. La fin du périple approche, mais l’étape qui s’avèrera être une des plus difficiles de notre voyage reste à franchir : la traversée du Saguenay à son embouchure. À première vue, rien de problématique : des milliers de personnes l’ont fait sans broncher. Mais voilà : prenez le courant naturel du Saguenay, ajoutez y les deux plus fortes heures de marée descendante, puis, soudain, au beau milieu de la traversée, un vent de l’est qui se met à souffler à 30 Km/h, et les quelques kilomètres qui nous s&lt;a href="http://bp2.blogger.com/_YhMbQ2wYQzo/SEAQZSnzv5I/AAAAAAAAAD8/HPQAB2k5b-8/s1600-h/13+-+Souper+sous+la+bÃ¢che,+Pointe+Sauvage,+Petites+Bergeronnes,+15+mai+2008+(Photo+Loeiz+Patte).jpg"&gt;&lt;/a&gt;éparent de l’autre rive semblent subitement beaucoup plus distants! Tellement qu’après un bon 45 minutes d’efforts soutenus et plusieurs milliers de coups de pagaie, nous parvenons finalement sur l’autre rive…totalement exténués! Nous utilisons le peu d’énergie qu’il nous reste pour rejoindre la plage ou nous dormirons ce soir. La morale de cette histoire : le Saguenay, ça se traverse par temps calme, à marée montante, point final!&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://bp3.blogger.com/_YhMbQ2wYQzo/SEwXCyrCnyI/AAAAAAAAAF8/VAIXENiINWo/s1600-h/11+-+Pointe+Sauvage,+Petites+Bergeronnes,+15+mai+2008+(Photo+Loeiz+Patte).jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5209564205690298146" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_YhMbQ2wYQzo/SEwXCyrCnyI/AAAAAAAAAF8/VAIXENiINWo/s400/11+-+Pointe+Sauvage,+Petites+Bergeronnes,+15+mai+2008+(Photo+Loeiz+Patte).jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;L&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;e décompte final est commencé. Autant nous avions débuté l’expédition en lion, dévorant les kilomètres entre Montréal et Québec, autant nous souhaitons le terminer tranquillement. Deux jours, c’est le temps que nous nous accordons pour parcourir les quelques 35 kilomètres qui nous séparent de l’arrivée. Deux journées, donc, à explorer toutes les petites baies dans leurs moindres recoins, à scruter l’horizon à la recherche des rorquals et autres mammifères &lt;a href="http://bp1.blogger.com/_YhMbQ2wYQzo/SEAQCCnzv2I/AAAAAAAAADk/8iuSDeVknn0/s1600-h/10+-+Ciel+menaÃ§ant,+Pointe+Sauvage,+Petites+Bergeronnes,+15+mai+2008+(Photo+Loeiz+Patte).jpg"&gt;&lt;/a&gt;marins, et surtout, deux jours à simplement prendre le temps. Car si toute expédition naît d’une soif de dépassement, elle comporte néanmoins un désir de découvrir, d’explorer, de prendre le pouls des endroits que l’on croise. Cette pensée, nous nous ferons un devoir de l’appliquer de notre départ de Tadoussac jusqu’à notre arrivée à l’Anse à la Cave, aux Grandes-Bergeronnes, où nous posons pied le 16 mai 2008, fatigués mais surtout fiers d’avoir mené à terme une telle expédition. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://bp2.blogger.com/_YhMbQ2wYQzo/SEwXCahnqtI/AAAAAAAAAF0/3Lsv2gU71HM/s1600-h/10+-+Ciel+mena%C3%A7ant,+Pointe+Sauvage,+Petites+Bergeronnes,+15+mai+2008+(Photo+Loeiz+Patte).jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5209564199208331986" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_YhMbQ2wYQzo/SEwXCahnqtI/AAAAAAAAAF0/3Lsv2gU71HM/s400/10+-+Ciel+mena%C3%A7ant,+Pointe+Sauvage,+Petites+Bergeronnes,+15+mai+2008+(Photo+Loeiz+Patte).jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Table des distances&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;Jour 1 : 21.75 Km&lt;br /&gt;Jour 2 : 50.5 Km&lt;br /&gt;Jour 3 : 46.5 Km&lt;br /&gt;Jour 4 : 63 Km&lt;br /&gt;Jour 5 : 52 Km&lt;br /&gt;Jour 6 : 68.5 Km&lt;br /&gt;Jour 7 : 39 Km&lt;br /&gt;Jour 8 : 26 Km&lt;br /&gt;Jour 9 : -------&lt;br /&gt;Jour 10 : ------&lt;br /&gt;Jour 11 : 15 Km&lt;br /&gt;Jour 12 : 50 Km&lt;br /&gt;Jour 13 : 32 Km&lt;br /&gt;Jour 14 : 20 Km&lt;br /&gt;Jour 15 : 14 Km&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;Total: 498.25 Km&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3638806448742967796-8277651979085627138?l=aufildesmarees.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aufildesmarees.blogspot.com/feeds/8277651979085627138/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3638806448742967796&amp;postID=8277651979085627138' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3638806448742967796/posts/default/8277651979085627138'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3638806448742967796/posts/default/8277651979085627138'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aufildesmarees.blogspot.com/2008/05/texte-voyage-en-kayak-et-photos.html' title=''/><author><name>Philippe Toussaint</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09937315531207292091</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp1.blogger.com/_YhMbQ2wYQzo/SEAehCnzv-I/AAAAAAAAAEk/CZ-xJp17RB0/s72-c/06+-+Pointe+St-Vallier,+7+mai+2008+(Photo+Loeiz+Patte).jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3638806448742967796.post-1404502143814425326</id><published>2008-05-29T21:10:00.001-04:00</published><updated>2008-12-21T20:03:16.666-05:00</updated><title type='text'>Journal de bord version longue, bons et moins bons coups du voyage</title><content type='html'>&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;strong&gt;Journal de bord (version longue)&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Voici une copie du journal de bord tel que rédigé lors du voyage, sans trop de censure et avec tous les états d'âme...pour les motivés seulement! &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Jour 1 : Parc de Belle-Rive (Montréal) à Verchères&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Température : 15-20ºC, Ensoleillé, vents 10-20 nœuds N-E &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Nous sommes finalement partis, aujourd’hui, le 2 mai 2008, pour notre fameux voyage en kayak de mer, à partir de Montréal et jusqu’aux Bergeronnes, près des Escoumins (Côte-nord). Ça s’annonce un beau voyage (environ 14 jours)…nous sommes bien préparés et avons pensé à pas mal tout. Loeiz est guide de kayak alors ça devrait bien se passer. Nous avons chacun un kayak solo (lui un Baffin de Boréal Design, moi un Capella de P&amp;amp;H, une compagnie anglaise). Et nous sommes chargés à capacité…et même un peu plus! Nous avions l’air de vrais tanks en partant tout à l’heure! Et ce départ, il a eu lieu assez tard, vers 15h45. Question de petits pépins pré-départ. Nous avons pagayé pendant près de 2h30 sous un beau soleil, mais un temps venteux. Le départ s’est bien déroulé, et la première heure a été assez facile malgré un vent de face…avec le courant de début mai, nous filions à vive allure! Nous sommes passés devant les grosses raffineries de Montréal-Est, puis sous les lignes à haute-tension qui traversent le St-Laurent, pour finalement arriver à la pointe de l’île. À partir de ce moment, le vent s’est mis de la partie un peu plus sérieusement. Il y a plusieurs petites îles vis-à-vis de l’île de Montréal, ce qui coupe le vent et empêche les vagues de bien se développer. Après la pointe de l’île, par contre, plus de protection. Donc à partir de là, les vagues ont augmenté de volume, et nous y avons mis tout notre petit change, nous arrêtant parfois au sud de petits îlots (vent N-E) question de nous protéger des vagues et reprendre notre souffle. Chargés comme nous sommes, nous ne voulons pas dessaler! Nous avions prévu nous rendre jusqu’à St-Sulpice, après Repentigny, mais quand les vents sont passés à près de 20 nœuds, nous avons prudemment choisi d’aller vers la rive sud du fleuve, où nous avons trouvé un beau petit endroit où dormir près de Verchères. Nous nous sommes arrêtés vers 18h15 et avons fait un feu et bu une petite bière (la seule que nous avons emmené, autant la savourer!) devant le soleil baissant. Nous avons mangé un délicieux repas tout cuit sur le feu et consistant en une crème de carottes avec pain, des darnes de saumon en papillote et des patates au four, puis des pêches en sirop avec tisane…pas pire non? C’est vraiment satisfaisant de tout faire sur le feu…et quand je dis que c’était délicieux, c’est vrai, mais c’est toujours meilleur en camping, sur le feu de surcroît. Et ce soir, devant le feu, j’observe les lumières de Repentigny de l’autre côté du fleuve…et les bras et abdominaux me font un peu mal…alors il est 22h et je vais me coucher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Jour 2 : Verchères à Sorel (Iles de Sorel)&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;Température : 5-6ºC, Nuageux et pluvieux, vents 10-25 nœuds N-E à S-E &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ce matin, levés à 6h et nous avons mangé rôties, pamplemousse et œufs cuits dur avec café, puis nous sommes partis vers 8h15. Le temps était nuageux et il est vite devenu pluvieux. Le vent de face, ça va toujours, mais le vent de côté comme aujourd’hui, ça tue! Parce que le nez du kayak tend toujours à tourner vers le vent…nous en avons donc forcé un bon coup, puis j’ai pensé à mettre la dérive, ce qui aide grandement en ancrant le derrière du kayak. Nous avons fait une journée de fous, 50 Km, jusqu’à 18h, passant entre autres les grosses usines de Contrecoeur et Sorel, en plus des gros paquebots. Dépassé Sorel, Nous avons traversé vers une île, avec des vagues de 3 pieds, et nous dormons ici, ce soir, sur cette île, protégés par un phare du vent très fort. Nous avons mangé crème de champignons, cuisses de poulet, puis biscuits et tisane…tout ça sur le feu au vent, au froid et à la pluie…pas facile. Et là je me couche car j’ai encore une fois le bras mort! &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Jour 3 : Sorel à Nicolet&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Température : 10-12ºC, Nuageux et pluvieux, vents 10-15 nœuds S-E &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ce matin, levés à 5h30, vent sud-est de 10 à 15 nœuds, donc nous mangeons à l’abri du phare (café, rôties et œufs durs, nous cuisinons sur le réchaud). Nous traversons en diagonale vers la terre ferme, face au vent. C’est assez difficile de faire une traverse en commençant le matin, alors nous avons notre leçon : nous ne dormirons plus sur une île! Après notre traversée, nous avons commencé à longer le bord pour traverser le lac St-Pierre. Il pleut et il ne fait pas très chaud, donc ce sera une journée assez longue. Donc le lac St-Pierre…quelle épreuve! Trop large pour le traverser en plein milieu avec ce vent, nous avons dû longer le bord, et le niveau de l’eau est tellement élevé cette année que tout est inondé! Pas moyen de s’arrêter nulle part, à part un endroit vers 10h30 (Rivière Lavoie) inondé…paysage surréaliste, avec maisons et roulottes inondées. Nous avons pagayé au-dessus de la route jusqu’à arriver à un chalet et accoster à sa galerie pour une pause. Nous avons ensuite repris notre route, pagayant à travers champs de maïs et une érablière…quelle expérience! Le midi, impossible de trouver de la terre ferme, alors nous avons mangé dans nos kayaks. C’est dur pour les jambes de ne pas sortir! Nous avons poursuivi notre journée de peine et de misère jusqu’à la sortie du lac, à St-François (Nicolet), où nous avons accosté juste avant le quai vers 18h et Denise nous a permis de nous installer sur sa pelouse juste à côté du quai. Ouf, toute une journée! Et tous les gens qui venaient virer sur le quai et nous poser des questions, intrigués par les kayaks. Nous avons mangé des pâtes avec une soupe et un verre de vin offert par Denise, qui a d’ailleurs jasé avec nous un bon bout de temps…bien sympathique!&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Jour 4 : Nicolet à Deschaillons&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Température : 15-16ºC, Ensoleillé, vents faibles du S-O &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ce matin, levés vers 5h, nous voulions partir tôt, mais pour une raison que j’ignore, quand même partis vers 8h. Une belle journée, soleil et vent faible du sud-ouest. Nous sommes passés sous le pont Laviolette vers 9h, puis avons poursuivi notre route à belle allure. Nous avons mangé sur la rive nord, puis avons finalement décidé de dormir sur la rive sud un peu après Deschaillons. Nous avons terminé notre journée vers 17h et avons mangé saucisses et choucroute sur le feu. Une chose à laquelle nous n’avions pas réfléchi, par contre, c’est que les marées commencent en bas de Trois-Rivières, et donc sur notre petite plage, la marée a commencé à monter, et monter, et…monter de plus en plus vite, ce qui fait que vers 20h, branle bas de combat, nous montons la tente en haut de la falaise, et attachons les kayaks solidement au bas de la falaise, après des arbres. Nous avons regardé la marée monter jusqu’à 22h30, et puis, un peu stressés, nous avons quand même décidé d’aller nous coucher (faut bien dormir un peu!). C’est toujours difficile quand on ne sait pas du tout jusqu’où la marée va monter! Donc ce qui s’annonçait comme une belle petite soirée tranquille sur la plage s’est vite transformé en une nuit à dormir dans le doute à savoir jusqu’où cette foutue marée allait monter! &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Jour 5 : Deschaillons à Neuville&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;Température : 12-15ºC, Ensoleillé, vents faibles du S-O &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ce matin, je me suis levé vers 6h, par un beau soleil, et les kayaks étaient toujours là et n’avaient pas bougé…ouf! Nous nous sommes payés un succulent déjeuner sur le feu (pitas muesli sur le feu avec fromage St-André, pamplemousse et café). Puis nous sommes partis par temps assez calme avec la marée baissante. Nous avons filé à belle allure toute la journée, et vers 16h, nous sommes arrêtés juste avant la marina de Neuville pour nous ravitailler en eau et cigarettes (Loeiz). J’ai jasé un peu avec les gens pendant que Loeiz était parti au dépanneur, ils ont rempli nos bouteilles d’eau et nous ont suggéré des endroits où dormir. Nous avons ensuite poursuivi notre route une bonne heure pour profiter de la fin de la marée baissante, puis avons établi notre campement bien en hauteur environ à 6 Km de la marina à une réserve d’oiseaux du coin. Nous avons monté nos kayaks aussi haut que possible puis avons cuisiné sur notre réchaud sur une table à pique-nique (réserve, alors pas de feu…)…le gros luxe! Nous avons mangé des pâtes, mais comme tout est toujours meilleur en camping, c’était bien bon! Ce soir, j’ai appelé mon père (Conrad) pour lui dire qu’on arriverait dans 2-3 jours à St-Jean-Port-Joli. Nous avons ensuite pris une marche jusqu’au stationnement de la réserve, question de jeter nos déchets. Et puis bon…nous nous sommes couchés vers 21h30. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Jour 6 : Neuville à Berthier-Sur-Mer&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Température : 15-20ºC, Ensoleillé, vents 5-10 nœuds de l’ouest &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Aujourd’hui, encore du beau temps, avec un vent de l’ouest de 5-10 nœuds, ça devrait filer pour notre entrée à Québec! Départ à 8h, avec le fameux pont de Québec en vue très loin devant. Je me dis que nous y serons vers 10h, Loeiz, lui, plus lent le matin, croit plutôt que nous y serons à midi…nous verrons bien! Nous nous arrêtons sur les berges avant Cap-Rouge, avec de superbes petites cascades tombant des falaises…très beau spectacle! Sauf que le vent souffle de plus en plus fort (O N-O) et ça devient du sport de garder la direction. Nous rencontrons le premier kayakiste de notre voyage et le saluons au passage. Vers 10h30 finalement, nous passons sous le pont, en radeau (2 kayaks collés ensemble) car le courant est très fort. Puis, à l’est du Pont de Québec, surprise, de petits rapides que l’on devra négocier avec des kayaks de mer remplis…c’est du sport! Je surfe sur les vagues, tente de garder la ligne, comme en rivière, puis pagaie très fort pour atteindre le contre-courant et prendre une pause…qui sera de courte durée car le courant nous ramène en arrière, vers le pont! Donc nous reprenons le centre du fleuve, le courant, et nous filons vers la pointe de Lévis, face au Château Frontenac. En route, nous rencontrons un bateau de police de la garde-côtière, qui ne nous intercepte pas par contre. Nous dînons sur la pointe en jasant avec des passants sur la piste cyclable juste derrière, qui semblent tout étonnés de notre périple depuis Montréal. Puis nous repartons du côté sud de l’île d’Orléans. Nous y atteignons nos vitesses les plus rapides à date, et nous filons, nous filons…presque jusqu’au bout de l’île, juste en face, à la Pointe St-Vallier, un superbe lieu de conservation où nous terminons notre journée après 70 Km de route…ouf! Par contre, la mer est basse et l’estran (zone de boue à marée basse) très long, donc nous patientons sur la plage et rapprochons nos kayaks à mesure que la marée monte pour éviter d’avoir à les soulever…ils sont hyper lourds! Ce soir-là, je vais chercher de l’eau à une maison à 15 minutes de marche de là, et puis nous relaxons devant le feu…belle soirée, mais ça s’ennuage et on dirait que la pluie arrive. On verra demain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Jour 7 : Berthier-Sur-Mer à L’Anse-À-Gilles&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Température :10ºC, Pluie forte, vents Est 15-25 nœuds devenant Ouest 10-20 noeuds &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Si il faut une mauvaise journée de temps en temps, celle-ci en vaut bien 2! Ce matin, je me lève à 5h30 et il vente de l’est à écorner les bœufs, et en plus la pluie s’abat férocement sur la tente depuis 21h hier soir…belle façon de commencer la journée! J’écoute la météo et ils disent que le vent va tourner ouest de 10-20 nœuds fin AM. Vers 6h je me lève pour vrai et vais partir le feu au vent et à la pluie (nous avions pensé mettre un peu de bois au sec hier soir mais malgré tout, ça me prendra tout mon petit change pour le partir!). Loeiz, lui, fait la grasse matinée (pourrait-on le blâmer par un temps pareil?) et ne se lève que vers 7h30. Je fais le café et des céréales red river chaudes avec fruits séchés, tout ça sur le feu! Vers 9h, nous nous décidons à partir, en entrant dans la baie de Berthier le plus possible pour éviter le vent de face. Se rendre au fond de la baie est pénible, mais une fois rendus, le vent commence à tourner alors ça devient plus facile un peu. Un nouveau problème par contre. : le manque de profondeur dans la baie de Montmagny nous force à rester loin au large (2-3 Km) avec le vent de plus en plus insistant de dos. Et quand nous commençons à remonter la côte vers le nord vers la pointe de Cap-St-Ignace, avec 2 pieds de profondeur et un vent de 15-20 nœuds de côté, c’est l’enfer…même pire que ça! Nous ne cessons de faire des coups circulaires de la gauche pour garder notre ligne, mais presque en vain! Vers 15h, complètement exténués, nous atteignons le quai de l’Anse-À-Gilles, et nous décidons d’arrêter car ça devient risqué. Mais la mer est basse et la baie pleine de boue, alors nous marchons avec de la boue jusqu’aux genoux en tirant les kayaks sur une bonne distance avant d’arriver au bord. Bienvenue sur la Côte-sud! Nous quémandons un bout de pelouse à Jerry et Anne-Marie, qui habitent juste à l’ouest du quai. Pas de problème, et ils s’avèrent être très sympathiques! Jerry nous offre une chaise de camping et une bière, puis nous emmène au resto au Cap-St-Ignace où nous engloutissons une immense…poutine! Tellement grosse qu’aux dires de la serveuse qui y travaille depuis 2 ans, nous sommes les premiers qu’elle voit la manger en entier…petite gloire personnelle pour ceux qui, l’espace d’une soirée, retournent dans la civilisation avec une barbe de 7 jours, le visage noirci par le soleil, et aussi…une odeur de 7 jours sans douche! Ensuite, nous retournons chez Jerry (un Albertain en passant), nous buvons une autre bière et regardons le soleil se coucher. Sa petite fille, Anaïs, 4 ans et demi, vient nous faire la jasette pendant une bonne demi-heure. Nous nous couchons, brûlés, vers 21h30. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Jour 8 : L’Anse-À-Gilles à St-Jean-Port-Joli (demi-journée)&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;Température : 10-15ºC, Vents de l’ouest de moins de 10 noeuds &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ce matin, nous déjeunons vers 6h30 (café offert par un voisin horrifié de voir que nous avons passé la nuit dehors…), faisons nos adieux à la famille de Jerry, puis c’est le départ direction St-Jean-Port-Joli, mon patelin natal. Nous filons à vive allure, vent d’ouest et marée baissante aidant, et en plus avec la hâte d’arriver chez moi…pour moi, c’est un peu comme la deuxième étape après le Pont de Québec. Nous passons le quai de l’Islet vers 9h, puis arrivons à celui de St-Jean-Port-Joli vers 10h30. Nous faisons une pause là, mais pas de papa ou maman en vue (en fait, j’apprendrai plus tard que Conrad (mon père) attendait au quai de l’Islet à 11h30 dans le but de nous y voir passer…pas très confiant en nos moyens semble-t-il…) et donc nous poursuivons vers l’anse St-Jean (où se trouve notre chalet) où nous arrivons vers 11h30. La mer baisse, on se bat contre le courant pour arriver au fond de l’anse, mais quelle satisfaction…350 Km depuis Montréal…ouf! Une silhouette au loin, je m’approche, c’est Hervé Bernier (un voisin), tout surpris de voir des kayakistes à cette date-ci de l’année…et moi de surcroît! Quand je lui apprend que nous arrivons de Montréal, il passe près de s’évanouir. Puis nous remontons nos kayaks jusqu’au chalet, qui sera notre domicile, puis nous dévorons notre repas. Vers 14h, nous montons vers la maison où mon père et un ami nous attendent. Ce soir-là, nous soupons en famille, puis vers 21h, nous partons nous coucher au chalet, brûlés que nous sommes! &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Jour 9 : Jour de congé!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Température :15ºC, Vents du Nord Est 15-25 nœuds &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Aujourd’hui, jour de congé, je me lève à 6h30 (habitude oblige) et je monte déjeuner avec mes parents. Ensuite, mon père et moi entreprenons de réparer mon vêtement étanche qui ne l’est plus vraiment (le col est déchiré) et la pagaie de bois (qui a décollé du manche). Nous dînons vers midi, toujours pas de nouvelles de Loeiz qui dort au chalet. Vers 13h, je descends au chalet, et il vient de se lever…faut croire qu’il avait besoin de repos! Nous partons faire l’épicerie au village (ravitaillement pour la deuxième partie du voyage). Au total, ça aura coûté environ 260$ de nourriture pour les 15 jours à deux…pas trop mal. Je passe le reste de la journée à nettoyer et remplir mon kayak. Ce soir, nous sommes un peu soucieux…ils annoncent des vents N-E de 15 à 25 nœuds demain, vraiment pas bon pour pagayer, surtout pas pour traverser le fleuve! Nous évaluons les possibilités et allons nous coucher là-dessus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Jour 10 : Transport de St-Jean-Port-Joli vers Cap-Aux-Oies&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;Température :10-15ºC, Vents du Nord Est 15-25 nœuds &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ce matin, je suis encore plus soucieux : il vente comme prévu. La météo ne semble jamais se tromper dans le bons sens! Pas question de traverser le fleuve, alors quoi? Attendre une autre journée, sachant qu’ils annoncent 15-25 nœuds demain aussi? Partir tranquillement sur la rive sud vers Rivière-du-Loup, où nous pourrions à la limite prendre le traversier avec nos kayaks si la situation ne s’améliore pas dans 2 jours? Finalement, dénouement inattendu : Mon père décide gentiment de venir nous reconduire par la route avec nos kayaks jusqu’à Cap-Aux-Oies, en face sur la rive nord du fleuve. Mon orgueil en prend un coup, j’aurais bien aimé accomplir le trajet sans aide, mais bon…il faut bien piler sur son orgueil parfois! Nous attachons donc les kayaks sur la remorque et partons avec mon père et ma mère, passons par Québec, puis arrivons trois heures plus tard, vers 14h, à destination. Ça va tellement vite en auto, nous ne sommes plus habitués à ça! À Cap-Aux-Oies, nous campons sur un terrain privé désert juste derrière la voie ferrée, près de la plage. Ce soir, nous mangeons du spaghetti avec sauce tomate et parmesan sur le feu, puis allons prendre une longue marche sur la voie ferrée qui longe le fleuve. Nous nous couchons vers 21h, sans avoir pagayé aujourd’hui, à notre grand désarroi. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Jour 11 : Cap-Aux-Oies à Cap Sain, avant Pointe-Au-Pic&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;Température :10-12ºC, Vents du Nord Est 15-25 nœuds &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ce matin, nous nous levons assez tôt, comme toujours…nous avons hâte de partir! Par contre, il vente pas mal (15-25 nœuds N-E), mais nous partons quand même. Déjà, passer le premier cap (cap de la corneille) s’avère périlleux, avec des vagues croisées de 1 à 1.5 mètres de haut. Nous poursuivons, mais juste avant la Pointe du Père, nous décidons d’accoster parce que les vagues et le courant à la pointe semblent vraiment trop forts. Nous accostons à côté de filets de pêche à Caplan (un petit poisson qui ressemble à l’éperlan), et le vieux pêcheur qui les exploite, Noël, accourt pour nous y accueillir. Il doit bien avoir 80 ans, et je me demande futilement si la pointe (du père) n’a pas été nommée en son honneur. Vu que nous sommes en vêtement étanche, il nous demande de déprendre ses filets de l’emprise des débris au fond de l’eau, ce que nous faisons avec plaisir. Il semble bien intrigué par nos vêtements étanches (dry suit) et semble vouloir en faire l’acquisition. Je ne lui parlerai pas de prix pour ne pas le décevoir. En échange de nos bons services, il nous propose de transporter nos kayaks sur son vtt de l’autre côté de la pointe, ce que nous acceptons sans hésiter (de son propre aveu, les kayaks qui s’y aventurent rebroussent habituellement chemin, car il y a trop de courant). Arrivés de l’autre côté, nous nous installons pour repartir, mais mon kayak se remplit d’eau à cause des grosses vagues, alors je dois tout vider avant de repartir. Ce second départ sera de bien courte durée : après 200m, alors que nous approchons de la Pointe du Sac (?), les vagues nous découragent (quasiment 2m de haut, on ne se voit presque plus l’un et l’autre)…en expédition, vaut mieux ne pas dessaler, alors nous rebroussons chemin vers notre petite plage de la Pointe du Père. Nous y passons 4-5 heures en attendant que le vent se calme un peu. Nous en profitons pour aller scruter les baies voisines en passant par la voie ferrée. Ça fait du bien de se dégourdir les jambes un peu! C’est là aussi qu’on se rend compte qu’en expédition, il faut parfois prendre son mal en patience, car on peut rester coincé à un même endroit longtemps par le mauvais temps! &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Puis, vers 14h, il vente toujours, mais de la rive, les vagues nous semblent un peu moins menaçantes. Nous repartons donc, et la prochaine heure ne sera pas de tout repos…grosses vagues de côté, courant, tout y est, mais nous parvenons finalement aux environs de St-Irénée, où nous sommes un peu plus à l’abri des intempéries. Nous poursuivons jusqu’à environ 17h, et nous arrêtons pour la nuit près du Cap Sain, un peu avant Pointe-Au-Pic. C’est parfois difficile de trouver un campement quand on n’a rien prévu d’avance. Ici, il y a des parois rocheuses, pas vraiment de plage, et une voie ferrée. Nous entrevoyons une petite parcelle de terre surélevée qui se détache, signe d’un emplacement potentiel pour camper. Une fois sur la rive, par contre, c’est une autre histoire : nous ne trouvons que 2 sites potentiels, une petite cache de chasseurs avec sol en roche (!) et un endroit tout juste 6 pieds à l’écart de la voie ferrée, mais avec un sol plus propice. Nous optons pour le second, car nous croyons que la voie ferrée n’est pas vraiment utilisée, n’ayant pas vu de train y passer en 48 heures. Je doute un peu, mais Loeiz, toujours aussi calme, semble confiant. Ce soir, juste avant le souper, grande déception : le sac étanche que j’ai derrière mes cale-pieds a pris l’eau salée quand mon kayak s’est rempli, et ma frontale neuve, ma trousse de premiers soins et quelques autres choses sont kaput! Une petite erreur qui vient de me coûter 150-200$! Je passe la soirée à maugréer là-dessus, mais ça finit par passer. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Nous nous couchons vers 21h, et vers 22h30, j’entend un bruit de moteur. Je lève la tête…rien. Puis, deux phares au loin, je fixe, je réfléchis : un train! En panique, je m’habille, réveille Loeiz, puis sort alors que le train s’en vient droit sur nous. Il fait entendre sa sirène plusieurs fois, puis passe juste à côté de notre tente (4-5 pieds max). La tente penche à cause du vent créé par le train. Après 10-15 wagons, Loeiz sort de la tente, incrédule. Sacré Loeiz, toujours aussi lent! Le train passé, nous reprenons nos esprits, puis déménageons nos pénates dans la cache de chasse…le sol très inconfortable nous fera passer une nuit terrible. Mais au moins, le train peut passer tant qu’il veut!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Jour 12 : Cap Sain à l’Anse au Bâtiment&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;Température :15-18ºC, Vents de direction variable de moins de 10 nœuds &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ce matin, la météo semble finalement vouloir pencher un peu en notre faveur, pour se faire pardonner les 4-5 derniers jours de grands vents. Vents de direction variable de moins de 10 nœuds…ce message est très doux à nos oreilles, même venant de la voix monocorde de monsieur météo! Nous déjeunons et partons à 8h, malgré que la marée soit encore montante pour encore 3 bonnes heures (donc courant dans la face). En longeant le bord, nous trouvons presque toujours des contre-courants où il est plus aisé de pagayer. Nous atteignons d’abord le quai de Pointe-Au-Pic, dominé par le manoir Richelieu (casino de Charlevoix), puis, après une pause, nous entamons la traversée de la baie de la Malbaie jusque vis-à-vis du Mont Murray, soit une distance de peut-être une dizaine de kilomètres. Il fait beau, le temps est calme, alors nous pouvons nous permettre de passer loin au large. Mais le clou de cette traversée, c’est que pendant la majorité des 2 heures que nous mettons à la franchir, nous sommes escortés par un banc d’une bonne vingtaine (facilement) de bélugas, c’est bien simple, il y en a en permanence au moins 2 ou 3 entrain de respirer à la surface…quel spectacle! Et Loeiz et moi avons chacun un petit (petit?) qui nous suit à moins de 10m derrière notre kayak. Même que parfois ils nous donnent la trouille, surtout quand l’un d’eux ressort sa queue et plonge à moins d’un mètre derrière mon kayak. Puis, soudain, nous ne les voyons plus…ils ont dû se faire avertir par leurs parents de ne pas trop flirter avec les étrangers! &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Nous poursuivons notre route, puis, vers midi, au large du Cap St-Fidèle, nous entendons un bruit de moteur approcher. Je me retourne et qui ne vois-je pas? Conrad, venu de l’autre côté du fleuve en zodiac, faire un petit tour et me porter le pain que j’avais oublié à la maison…belle surprise! Nous jasons un peu, amarrés à son zodiac, puis partons sur la rive chercher un endroit où pique-niquer alors que lui retourne vers St-Jean. Le reste de la journée se déroule sans embûches, et nous croisons de superbes endroits (Port au Saumon, Port au Persil, puis le Cap de la Tête au Chien). Nous terminons la journée en nous arrêtant dans une superbe petite baie refermée, l’Anse au Bâtiment. Elle doit faire 200m de long et est divisée en deux par une rivière…mais pas de trace de quelconque bâtiment! En tout cas, un endroit paradisiaque, si seulement il faisait quelques dizaines de degrés de plus! Nous cuisinons une fois de plus sur le feu (tournedos), puis nous couchons sur un rocher plat, le seul endroit potable que nous avons trouvé pour dormir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Jour 13 : Anse au Bâtiment à Tadoussac&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Température :15-20ºC, Ensoleillé, vents faibles devenant d’Est de 10-20 nœuds &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Pas si potable que ça, le site de camping, finalement! Nous avons passé la nuit à tourner d’un côté puis de l’autre pour tenter de trouver un brin de confort, mais en vain…j’ai dû dormir max. 2 heures! Au moins, nous n’avons pas une énorme journée de prévue aujourd’hui : nous voulons nous rendre à Tadoussac, qui se trouve à une trentaine de kilomètres. Le vent ne souffle pas trop fort, ce qui aidera. Nous partons vers 9h (nous partons de plus en plus tard parce que la marée est haute de plus en plus tard chaque jour…mieux vaut ne pas trop se battre contre elle). Le paysage est superbe, surtout dans la Baie des Rochers, où nous faisons une petite incursion. Puis, à un certain moment, nous décidons de prendre le large et de piquer directement sur la Pointe au Bouleau, juste avant Baie Ste-Catherine, à l’embouchure du saguenay. Ça prend du temps (plus nous nous fixons des objectifs loin, plus ça paraît démesurément long) et le vent se lève un peu, mais nous y parvenons. Puis arrivent les fameuses battures de la Baie Ste-Catherine (Battures aux Alouettes), qui font qu’on a à peine 2 pieds de profondeur même à 1 Km au large. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Nous arrivons à la Pointe à Vital, nous voyons le traversier du Saguenay et l’hôtel Tadoussac de l’autre côté, et nous nous préparons mentalement à traverser le Saguenay. Ça peut paraître simple, mais ce ne l’est pas. Déjà, il y a le courant naturel du Saguenay qui nous déporte vers le large. En plus, nous sommes dans les 3e et 4e heures de la marée descendante (les heures durant lesquelles la marée est la plus forte), ce qui fait que le courant au centre du Saguenay doit être à ce moment de 6-7 nœuds (12-13 Km/h). Ajoutez à cela le vent : celui qui semble venir du Saguenay, et celui qui, soudain, arrive du large et se met à souffler à 15-20 nœuds! Mélangez tout ça et vous arrivez à une des épreuves les plus ardues auxquelles j’ai eu à faire face dans ma vie. Une journée de courrier à vélo dans la grosse slush, à côté de ça, c’est de la p’tite bière! Donc disons que le début de la traversée s’est bien déroulé : nous faisions un back et gardions le cap. Sauf que le Saguenay, ça a au moins 2 Km de large. Au milieu, le courant et le vent se sont accrus, les vagues sont devenues pour le moins énormes…et j’ai donné tout ce que je pouvais. Rien à faire, nous nous faisions déporter vers le large bien plus vite que nous ne traversions. La cible est vite passée de l’hôtel Tadoussac à la pointe de la plage, puis aux dunes de sable. Surtout, il fallait éviter de nous faire déporter au large vers les bancs de sable, où nous serions restés pris de longs moments. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Finalement, après un effort suprême (c’est pas des farces), nous avons abouti sur la plage au bas des dunes de sable, à près de 2 Km de notre cible initiale. Je me suis reposé sur la plage un bon 20 minutes, avant de remonter tranquillement le Saguenay en longeant la côte pour nous rendre dans la baie principale, où nous avons établi notre campement. Ouf, quelle aventure! Ce soir, à Tadoussac, nous nous sommes payés un luxe (civilisation oblige): une grosse Kilkenny avec un chips au ketchup. Nous avons mangé nos saucisses grillées sur le feu, puis avons dormi sur la plage, à la belle étoile. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Jour 14 : Tadoussac à Pointe Sauvage (Petites Bergeronnes)&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Température :12-15ºC, Ensoleillé, vents du N-O de 10 à 25 nœuds &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Encore mal dormi…une plage, c’est en pente, non? Eh bien j’ai l’impression d’avoir passé la nuit à courir après mon tapis de sol tellement je glissais! Peu importe, ce matin, nous ne sommes pas pressés, la marée n’est haute que vers midi, alors nous pouvons relaxer. Je me lève quand même vers 6h, et en profite pour aller marcher et prendre des photos. Le voyage achève, on le sent, et le rythme ralentit aussi. Nous déjeunons tranquillement et partons vers 11h30. Notre objectif aujourd’hui n’est que de 15 Km pour se rendre à Pointe Sauvage, à l’embouchure de la rivière des Petites Bergeronnes. Le vent nous complique la tâche, alors nous devons parfois nous arrêter sur une plage pour reprendre notre souffle. En cours de route, nous voyons sur la berge une maman ours accompagnée de ses 3 petits oursons : beau spectacle, mais nous allons quand même garder nos distances et se choisir un autre endroit pour dîner. Nous arrivons à la Pointe Sauvage vers 16h, alors que le vent du nord-ouest commence à souffler et que la pluie débute. Cette pointe est très exposée, couverte uniquement d’herbe. Nous installons la tente sur le dessus de la pointe, à l’abri du seul rocher présent, et nous allons du côté est pour cuisiner, à l’abri de la falaise et donc du vent. Il pleut très fort, alors nous montons la bâche pour la première fois du voyage. Ce soir, sur la pointe, c’est un peu le déluge : orages avec vents N-O de 35 nœuds facilement. Vers 20h, tout se calme un peu, et nous voyons même un arc-en-ciel : belle manière de terminer la journée! &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Jour 15 (jour ultime) : Pointe Sauvage à Grandes Bergeronnes&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Température :15ºC, Ensoleillé, vents faibles de l’est &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Aujourd’hui, jour ultime, il ne nous reste qu’une dizaine de Km avant d’arriver à notre destination, l’Anse à la Cave, aux Grandes Bergeronnes. Il fait beau soleil, le vent s’est calmé, donc pas de problème en vue. Nous levons le camp vers midi, question de marée encore une fois, et le reste se déroule sans encombre jusqu’à ce que nous accostions au quai de l’Anse à la Cave vers 14h30. Nous aurons mis un peu plus de 14 jours (12 à pagayer) pour parcourir les quelques 500 Km de Montréal jusqu’aux Bergeronnes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Les bons coups du voyage&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Côté bouffe, nos coups de cœur sont les saucisses sur le feu avec la choucroute, les pitas muesli avec fromage le matin, et les sous-marins préparés d’avance le midi (ils se gardent jusqu’à 4 jours). &lt;/li&gt;&lt;li&gt;La cuisson sur le feu : permet d’emmener beaucoup moins de combustible (nous en avons utilisé seulement 3 litres en 15 jours) &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Une grille pour la cuisson sur le feu, et une paire de gants de travail pour manœuvrer &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Avoir un ‘camelback’ sur le pont du kayak : permet de boire plus facilement &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Avoir prévu des grosses journées entre Montréal et Québec, question de prendre ça plus relaxe vers la fin &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Les kayaks en plastique (très résistants) plutôt qu’en fibre de verre : on les a traînés pas mal sur la roche, et les fibre de verre n’auraient probablement pas aimé ça&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Se servir de la marée, ça aide pas mal à avancer &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Se coucher tôt et partir tôt le matin, car il vente généralement moins à ce moment-là &lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Les moins bons coups du voyage&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Côté bouffe : faire des crêpes sur le feu : ça cuit trop fort et on se fait emboucaner; les patates sur le feu : ça brûle plutôt que de cuire; les crèmes de champignon et d’asperge en poudre : ne se mélangent pas bien &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Amener du plus vieux linge la prochaine fois (quand on cuisine sur le feu, on finit par faire des trous dans tous nos vêtements) &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Le sac étanche qui prend l’eau : toujours vérifier son matériel 3 fois plutôt que 2 avant de partir &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Dormir sur une île : le lendemain, si il ne fait pas beau, on est prisonnier de l’île &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Certains choix d’emplacement de tente (voie ferrée en particulier) &lt;/li&gt;&lt;li&gt;La traversée du Saguenay : doit se faire sans trop de vent et à marée montante &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Arriver au site de campement lorsque la mer est basse : un kayak de mer plein, c’est lourd à transporter sur 100m! &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Le choix de prévoir une traversée du fleuve : ça ne se fait que par temps calme, ce qui est assez rare en certains endroits&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3638806448742967796-1404502143814425326?l=aufildesmarees.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aufildesmarees.blogspot.com/feeds/1404502143814425326/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3638806448742967796&amp;postID=1404502143814425326' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3638806448742967796/posts/default/1404502143814425326'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3638806448742967796/posts/default/1404502143814425326'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aufildesmarees.blogspot.com/2008/05/journal-de-bord-version-longue-bons-et.html' title='Journal de bord version longue, bons et moins bons coups du voyage'/><author><name>Philippe Toussaint</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09937315531207292091</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
